SORTIES EN SALLES DES FILMS SOUTENUS PAR LA SACEM

La Sacem accompagne tout au long de l’année les compositeurs de musique de films.

La musique et l’image : deux arts indissociables

Parce qu’une œuvre audiovisuelle se regarde autant qu’elle s’écoute, la musique tient une place essentielle au cœur du processus de création. La bande originale participe pleinement à l’identité d’une œuvre audiovisuelle. Les auteurs et compositeurs de musique, jouent un rôle majeur dans la création de cette œuvre.

La Sacem valorise la musique à l’image et les compositeurs de musique de films en soutenant la création de musique originale sur différents formats (les long-métrages, les fictions TV, les court-métrages et documentaires), aux œuvres audiovisuelles musicales (long-métrage et documentaire), captations de spectacles vivants, les ciné-concerts, les émissions musicales, les festivals et les manifestations audiovisuelles, etc.

Pour en savoir plus

Découvrez les sorties en salle des films ayant bénéficié d'un soutien de la Sacem via ses programmes d'aide :

30 SEPTEMBRE

 

Josep de Aurel (Sophie Dulac Productions) - Soutenu dans le cadre du programme Aide à la Création de Musique Originale (Long métrage de fiction) / musique de Silvia Perez Cruz 

Février 1939. Submergé par le flot de Républicains fuyant la dictature franquiste, le gouvernement français les parque dans des camps. Deux hommes séparés par les barbelés vont se lier d’amitié. L’un est gendarme, l’autre est dessinateur. De Barcelone à New York, l'histoire vraie de Josep Bartolí, combattant antifranquiste et artiste d'exception.

 

 

 

FOCUS SUR LA COMPOSITRICE, SILVIA PEREZ CRUZ

©copyright Cesar Lucadamo

Dès ses premiers pas dans le monde de la musique, Sílvia Pérez Cruz a toujours marché hors des sentiers battus. Sa voix et sa présence scénique sont à la fois ensorcelantes et imprévisibles, conférant à sa musique un caractère virginal et inclassable. S’exprimant tour à tour en espagnol, catalán, gallicien ou même portugais, Silvia Pérez Cruz passe du folk au réminiscences habanera, Flamenco, Jazz ou Fado. Un moment hors du temps au calme nocturne et à l’étrange beauté.

 

7 OCTOBRE

Parents d’élèves de Noémie Saglio (UGC Distribution) - Soutenu dans le cadre du programme Aide à la Création de Musique Originale (Long métrage de fiction) / musique de Alexandre Lier, Sylvain Ohrel et Nicolas Weil (LoW Entertainment).

Vincent, trentenaire sans enfant, infiltre une tribu aux codes et au langage mystérieux : les parents d’élèves. Se retrouver aux réunions parents-prof, aux sorties d’école et à la kermesse de fin d’année relève d’un sacré exploit ! Mais voilà, Vincent a une très bonne raison d’être là et finit même par se sentir bien dans cette communauté un peu spéciale…

 

FOCUS SUR LES COMPOSITEURS, LOW ENTERTAINMENT

©copyright Maud Bernos

LoW Entertainment (prononcer 'Love') est un collectif de trois musiciens – Alexandre Lier, Nicolas Weil and Sylvain Ohrel – fondé en 1998 et orienté vers la musique de film. Ils ont notamment composé les bandes originales de 'Médecin de Campagne'  réalisé par Thomas Lilti, 'West Coast' de Benjamin Weill, 'Party Girl' de Claire Burger, Marie Amachoukeli et Samuel Theis (Caméra d'Or au Festival de Cannes 2014); 'Hippocrate' de  Thomas Lilti (Valois d'Or au Festival d'Angoulême 2014); 'La stratégie de la poussette' de Clément Michel; 'Comme t’y es belle' réalisé par Lisa Azuelos, les séries 'Hard' de Cathy Verney, 'J’ai deux amours' de Clément Michel, 'Hippocrate' de Thomas Lilti, et bientôt 'Vernon Subutex' de Cathy Verney.

Leur approche de groupe tranche avec la figure solitaire  traditionnelle du compositeur de musique de film. Elle les amène à  brasser les influences personnelles et repose sur une dynamique critique envisagée à la fois comme une méthode de travail et une source  d'inspiration.  

Ils défendent une musique qui mêle instruments électrifiés,  synthétiseurs vintages et orchestration traditionnelle pour offrir une  couleur musicale  qui mâtine les références à la pop orchestrale française des années 60 et 70 (Serge Gainsbourg, Jean-Claude Vannier, François de Roubaix) aux sonorités plus contemporaines de la scène actuelle (Gonzales, Air, Sébastien Tellier).

 

14 OCTOBRE

 

Calamity, une enfance de Martha Jane Cannary de Rémi Chayé (Gebeka Films) - Soutenu dans le cadre du programme Aide à la Création de Musique Originale (Long métrage de fiction) / musique de Florencia di Concilio

1863, dans un convoi qui progresse vers l’Ouest avec l’espoir d’une vie meilleure, le père de Martha Jane se blesse. C’est elle qui doit conduire le chariot familial et soigner les chevaux. L’apprentissage est rude et pourtant Martha Jane ne s’est jamais sentie aussi libre. Et comme c’est plus pratique pour faire du cheval, elle n’hésite pas à passer un pantalon. C’est l’audace de trop pour Abraham, le chef du convoi. Accusée de vol, Martha est obligée de fuir. Habillée en garçon, à la recherche des preuves de son innocence, elle découvre un monde en construction où sa personnalité unique va s’affirmer. Une aventure pleine de dangers et riche en rencontres qui, étape par étape, révélera la mythique Calamity Jane.

 

 FOCUS SUR LA COMPOSITRICE, FLORENCIA DI CONCILIO

 

©copyright Maud Bernos

Armée d’une incontestable virtuosité, fruit de longues années d’apprentissage, Florencia Di Concilio propose un univers d’une saisissante richesse. Entre les disques d’opéra de grands parents italiens et les mélodies d’un père pianiste de jazz et de tango, l’Uruguayenne colore sa musique de toutes ces influences, s’appropriant les films sans jamais en travestir la nature. Dark Blood, de George Sluizer, tourné en 1993 et sorti près de 20 ans plus tard, illustre cette intention et permet à la compositrice de sublimer les déserts brûlants de l’Utah.
 

Son travail remarquable sur les cordes, notamment les guitares (arpeggione, charango, cuatro) permet de renforcer un imaginaire folklorique tout en amenant une magnifique profondeur à l’ensemble, donnant au paysage et à l’histoire, un aspect suffoquant presque palpable. Une partition proche de celles de The Last of Us et The Motorcycle Diaries mais aussi des travaux du productif duo Nick Cave & Warren Ellis (The Assassination of Jesse James, Hell or High Water). Des compositeurs avec qui elle partage l’amour du son palpable et réel, organique, même si celui-ci se retrouve parfois malmené. Dans cette veine, impossible de ne pas évoquer Ava, long métrage de Léa Mysius, où la musicienne nous plonge dans l’angoissante route vers la cécité, jouant sans cesse sur le contraste entre le sujet et sa mise en scène lumineuse.

Outre la fiction, Florencia brille aussi dans les documentaires, Buddy d’Heddy Honigmann, Becoming Zlatan de Frederik et Magnus Gertten ou encore Love Hotelde Philip Cox et Hikaru Toda. Dans ce dernier, elle varie les ambiances, mêlant inspirations orientales et musique minimaliste, soulignant les escapades amoureuses de clients sages ou délurés. Autre preuve de cet atypique talent, son arrangement unique de Golden Slumbers, extrait de l'album Abbey Road des Beatles et composé ici pour le Miami Symphony Orchestra. Totalement remaniée, la mélodie de Paul McCartney prend une nouvelle dimension, dans un écrin évoquant manifestement les concertos pour piano de Sergueï Rachmaninov. Une résonance directe avec son passé, elle qui se destinait à une carrière de pianiste avant de privilégier l’écriture et la composition. Une décision judicieuse, par sa justesse, sa maitrise complète et sa sincérité, Florencia Di Concilio s’impose comme l’une des figures fortes de la nouvelle génération.

Publié le 02 octobre 2020